
22 septembre 2026 · 4 min de lecture
Les techniques du jeu font la différence pour les jeunes réfugiés.
Bjarne Johnson, notre CCO Norvège et UE, a été bouleversé par le sort des enfants réfugiés de la guerre civile syrienne qu'il voyait aux informations.
Il savait que la thérapie par la simulation était utilisée pour offrir des premiers secours psychologiques aux victimes de traumatismes, et qu'Attensi avait beaucoup à apporter dans ce domaine.
C'est ainsi qu'est née une collaboration avec la pédopsychologue Dre Solfrid Raknes, le gouvernement norvégien, l'éditeur Gyldendal et des travailleurs humanitaires pour développer l'application Helping Hand.
Elle s'appuie sur les techniques et la technologie de nos solutions de formation en entreprise dans le monde entier, et les met au service des besoins spécifiques des jeunes blessés et déplacés par la guerre.
Et il ne s'agit pas seulement des victimes de la guerre. Selon l'UNICEF, plus d'un adolescent de 10 à 19 ans sur 7 vivrait avec un trouble mental diagnostiqué dans le monde (UNICEF, 2021). Près de 46 000 d'entre eux se suicident chaque année, l'une des cinq premières causes de décès à cet âge.
La guerre civile syrienne n'est qu'une des nombreuses zones de crise où des interventions psychologiques sont urgentes.
Partout sur la planète, des enfants sont pris dans des conflits et des catastrophes, dernièrement en Ukraine.
Ces jeunes ont désespérément besoin de soutien, et l'application Helping Hand est notre façon d'y contribuer, avec les compétences et les ressources dont nous disposons.
Elle est particulièrement efficace parce qu'elle s'appuie sur les jeux et les plateformes que les enfants connaissent et aiment déjà pour les aider à surmonter ce qu'ils ont vécu.
Elle apporte du familier dans des situations terriblement inhabituelles.
Helping Hand a été lancé avec des organisations humanitaires auprès de 125 adolescents syriens dans la Bekaa centrale, au Liban. Le psychologue qui animait les groupes était lui-même un Syrien déplacé.
Chacun avait son histoire. Certains étaient orphelins. Certains avaient quitté l'école et ne savaient ni lire ni écrire. Tous avaient été témoins de violences. Trois sur dix avaient perdu un parent ou les deux. La plupart présentaient des troubles du comportement et des difficultés psychologiques, manquaient de confiance en eux, n'avaient aucun espoir pour l'avenir et avaient tendance à recourir à la violence.
Leurs progrès avec l'application ont été suivis pendant des mois. Ils ont aussi bénéficié d'un soutien, de conseils et d'un accompagnement pendant qu'ils jouaient. L'application n'était qu'un début. Les conversations et les questions qu'elle a suscitées ont été précieuses pour trouver avec les enfants des moyens de surmonter leur traumatisme et d'avancer dans la vie. Ils pouvaient se tourner vers l'avenir au lieu de revivre le passé.
L'application est aussi utilisée avec des enfants ukrainiens. Plus de 3 millions de jeunes ont trouvé refuge à l'étranger, et 2,2 millions ont été déplacés à l'intérieur de leur propre pays.
Elle a aussi été utilisée dans des contextes plus paisibles. Des enfants en Norvège ont utilisé Helping Hand. Ils ne vivent pas dans une zone de guerre et n'ont pas vu leur maison détruite par les bombes. Mais les jeunes peuvent vivre des traumatismes quel que soit leur parcours, et Helping Hand est aussi pour eux.
Après le lancement du projet dans la Bekaa centrale, 1 326 jeunes réfugiés syriens au Liban ont participé à des études dans lesquelles un psychologue, un enseignant, un agent de santé ou un adulte bénévole les accompagnait dans l'utilisation de Helping Hand.
79 enseignants et agents de santé ont été formés à l'utilisation de Helping Hand.
La Dre Raknes a mesuré l'impact de Helping Hand sur l'état psychologique des enfants qui ont joué. Selon les indicateurs standard de l'Organisation mondiale de la santé, les symptômes de dépression avaient fortement diminué après seulement 10 semaines.
Helping Hand leur a donné la possibilité de surmonter leurs problèmes et leurs expériences douloureuses en toute sécurité, souvent pour la première fois face à la réalité brutale d'une enfance en zone de guerre.

Tous ont déclaré que le jeu les avait aidés à se sentir mieux et à mieux comprendre leur monde. Selon la Dre Raknes, 28 % des adolescents déclaraient un niveau de « bien-être normal » au sens de l'OMS avant de jouer, contre 99 % dix semaines plus tard.
Les joueurs obtenaient en moyenne 45/100 sur l'indice de bien-être de l'OMS avant le jeu. Après, le score était monté à 72, signe d'un impact positif significatif sur leur santé mentale.
Les témoignages des enfants eux-mêmes prouvent la vraie valeur du projet pour changer des vies.
Sidra, 15 ans, s'illumine d'un sourire quand elle raconte son expérience du jeu.
« Ça rend heureux. Pas triste ni déprimé », dit-elle.
Le défi est désormais de rendre le jeu accessible à davantage d'enfants, pas seulement au Liban et en Ukraine, mais partout dans le monde.
Le passage à l'échelle dépend moins de la technologie que des partenariats.
L'application elle-même est simple à suivre, flexible et utilisable partout, à tout moment. Il suffit d'un appareil mobile et d'une connexion internet. Nous pouvons déployer nos programmes d'apprentissage rapidement, en six semaines environ, même dans de grandes organisations présentes dans de nombreux pays.
Notre objectif est de trouver des partenaires professionnels capables d'apporter l'expertise et la connaissance du terrain nécessaires pour rendre notre application accessible au plus grand nombre.
Nous avons franchi une étape majeure lorsque nous avons rejoint le programme UpLink du Forum économique mondial. Ce programme réunit de nombreuses organisations qui mettent leurs services au service de causes humanitaires dans le monde entier. De nombreuses autres organisations et personnes peuvent ainsi découvrir Helping Hand et nous solliciter.
Attensi est fière d'apporter un peu de bienveillance à des jeunes qui en ont trop peu connu dans leur courte vie.
Pour en savoir plus, contactez dès aujourd'hui un membre de notre équipe.


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